Beltud a offert le café turc dans l’espoir de marquer de longues amitiés

Plus de 80 personnes ont répondu présent pour assister à la ‘Turkish Coffee Night’ organisée par Beltud le vendredi 30 janvier 2015. Il s’agissait de la première activité de cette nouvelle année avec le partage de la tradition autour du café turc qui prenait tout son sens car le café turc est le symbole même de l’amitié. Après avoir exprimé ses meilleurs voeux, Seval Kayman, la présidente de Beltud a expliqué que par le biais de ces soirées culturelles thématiques, l’objectif était de créer des espaces de rencontres entre citoyens issus de divers groupes culturels et contribuer ainsi à la cohésion sociale. Ensuite, Esra Iramil a fait un exposé sur l’historique du café, qui parvint à Istanbul au 16e siècle en provenance du Yémen. En compagnie de Sahin Utku, elle a ensuite montré comment il fallait le préparer : le café turc doit être cuit à feu doux, très lentement. Le marc coule vers le fond, lui conférant un goût fort différent de son homologue européen et il peut se prendre sans sucre, peu sucré, mi sucré ou très sucré. Bien plus qu’un simple breuvage, le café turc est une occasion de se retrouver et contrairement à son équivalent belge, il se prend en dehors du temps des repas. On le sert accompagné d’un verre d’eau fraîche, qui est destiné à nettoyer la bouche afin de mieux goûter le café. Le moment de déguster le café est devenu au fil des temps une tradition ancrée dans le mode de vie des Turcs et un symbole d’hospitalité, d’amitié, de finesse et de divertissement. C’est un rituel à lui tout seul. Il existe d’ailleurs un proverbe turc très connu : « une tasse de café ne s’oublie pas pendant 40 ans». Il est donc clair que tous les participants à la soirée se sont engagés à une très longue amitié avec Beltud ! La symbolique du café lors des mariages turcs a aussi été expliquée avec beaucoup d’humour : lorsque deux jeunes gens désirent se marier, le jeune homme doit se rendre chez les parents de sa bien-aimée afin de demander sa main. Pendant qu’ils discutent, la jeune fille ira préparer le café turc. C’est au goût de ce café que la famille du jeune homme évaluera la fille. Parfois, la jeune fille donnera un petit message au futur gendre avec son café : si le café du jeune homme est servi très sucré, cela signifie que la jeune fille est ravie de le voir. Après toutes ces explications, chacun a pu goûter le café tout en savourant une vaste sélection de pâtisseries turques. La soirée s’est prolongée dans la convivialité au son de la musique traditionnelle turque du groupe Doğanay Trio. Si l’on devait résumer en une phrase la symbolique du café turc : « Gönül ne kahve ister, ne kahvehane, Gönül dost ister, kahve bahane. » « Le cœur ne veut ni café, ni cafétéria, Le cœur veut un ami, le café n’est qu’une excuse. »